FSC, pourquoi un label ?

Près de 13 millions d’hectares de forêt tropicale disparaissent chaque année (source GIEC), soit l’équivalent de la superficie de la forêt française.

Cette disparition engendre des bouleversements écologiques, climatiques, sociaux et économiques dont l’impact est mondial. La certification FSC est un des outils mis en place pour lutter contre la surexploitation, souvent illégale du bois. Certes, il ne peut à lui seul résoudre les nombreux problèmes de la déforestation mais il est à la portée du consommateur.

Après un mouvement européen de boycott du bois exotique dans les années 80, dix ans plus tard, le constat est amer. La déforestation s’accélère et l’agriculture supplante la forêt. Elle devient une source non négligeable de revenus pour les populations locales.

Que faire ?

Fini le boycott… Place à la lutte contre l’exploitation abusive et bien souvent illégale.

Après l’émergence confuse de plusieurs systèmes de certification, l’Alliance des travailleurs du bois pour la protection des forêts tropicales humides propose, en 1992, la création d’un Conseil de bonne gestion forestière. Le Forest stewardship council (FSC) naît en 1993. Cet organisme international et indépendant est chargé d’accréditer les organisations de certification.

« Le but du FSC est de promouvoir une gestion des forêts du globe qui soit environnementalement responsable, socialement bénéfique et économiquement viable. »

Désormais, la traçabilité du bois est garantie depuis sa forêt d’origine jusqu’au magasin.

Toutes les mesures de protection…

…font l’objet d’un plan de gestion et d’une évaluation des impacts environnementaux et sociaux. Si la dégradation des forêts tropicales et leur exploitation, en majorité encore illégale, nous invitent à mettre l’accent sur le bois exotique, gardons à l’esprit que le label FSC concerne tous les bois quels que soient leur origine géographique, leur essence et leur usage. La Russie, par exemple, serait touchée par l’exploitation illégale à hauteur de 20%. Sont donc concernées les forêts tropicales, boréales et tempérées.

Ainsi, il n’est plus rare aujourd’hui de trouver dans le commerce des bois certifiés FSC en provenance de Pologne (pin), de France (parquet en chêne)…

De plus, en achetant du bois FSC issu de forêts plus proches géographiquement, le consommateur contribue à réduire ses émissions de CO2 dues au transport du bois, et réduit ainsi son empreinte écologique.

Enfin, le FSC concerne également la pâte à papier et donc le papier et ses dérivés que le consommateur peut trouver dans le commerce.